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Chose promise, chose due, retrouvez l'interview exclusive que le scénariste de la Lucha Libre, Jerry Frissen, a bien voulu nous accorder !

Salut Jerry, merci de nous faire l'honneur d'être sur les pages de Comboutique.com. Tout d'abord directeur artistique chez HUMANOIDS Inc, aujourd'hui scénariste de talent de la LUCHA LIBRE, c'était un projet qui a longtemps mûri dans ta tête ?
Je ne sais pas vraiment. J’avais envie de parler de tas de trucs en même temps, de faire une grand mélange de cultures mais je ne trouvais vraiment pas le bon moyen de le faire. Quand LUCHA LIBRE a commencé, ce n’était qu’une histoire de 12 pages avec les LUCHADORES FIVE que dessinait Bill. Gobi et Fabien sont entré dans le projet et plus tard, Witko, Vargas, Tanquerelle, Reutimann et Gaultier. Quand le premier numéro est sorti, je me suis dit que c’était ce fameux projet auquel je pensais depuis des années. Il s’était réalisé sans même que j’en ai conscience. Pour ce qui est du design, je n’a jamais fait de différence entre toutes les formes d’art, écrire, faire du design, dessiner, chanter, baiser, se gratter le cul, etc. C’est la même chose. Le tout c’est de faire ça avec du style. Maintenant, est-ce qu’on y arrive ? Je n’en ai aucune idée.
En 2000 tu fais le grand saut et tu pars à Los Angeles, pour toi c'était une sorte de rêve américain ou juste l'opportunité qui s'est présentée ?
C’est la peur qui m’a motivé. J’ai fait une grosse crise d’angoisse au début de la trentaine en me disant que j’allais vivre le reste de ma vie en Belgique. Alors, je suis parti. Los Angeles était un compromis, je voulais aller à San Francisco mais c’était cher et il n’y faisait pas assez chaud. Alors je me sui rabattu sur LA. Quelques mois avant mon départ, j’ai rencontré Fabrice Giger des HUMANOIDES ASSOCIÉS qui m’a offert un job. Le timing a donc était parfait.
Les USA ont-ils influencé ta manière de travailler et la suite de ta carrière ?
La façon dont je conçois l’écriture est qu’elle est un témoignage de ce que je vis. Los Angeles est le personnage central de mon travail. Les lieux sont fondamentaux. Je plains le pauvre Bill que j’ai emmené partout en lui expliquant où se passait chaque scène des LUCHADORES FIVE.

Revenons Ă la LUCHA LIBRE, racontes-nous un peu cet univers...
J’ai toujours bien aimé la lucha libre, mais de loin. Mais quand on a créé cet univers, on voulait fabriquer toute une mythologie. Comme, je voulais parler de LA et que je vis dans un quartier à majorité latino où la lucha libre est une des cultures présentes, je me suis dit que c’est ce que je devais faire. Alors nous avons créé toute une série de séries parallèles. Le point commun est que les personnages portent des masques et pensent qu’ils ont pour mission de sauver le monde. Ce sont des héros, même s’ils n’ont aucun pouvoir particulier et que le reste du monde les considère comme de gros abrutis. Ils ont portant une grande soif de reconnaissance mais qui pourrait respecter une bande de types entre deux ages qui n’ont pas de travail sérieux et qui portent des masques.
Tu es également fondateur de MUTTPOP et tu produis les toys de la LUCHA, qu'est-ce qui t'a amené à te lancer là -dedans ?
J’aime bien les jouets. Mais c’est un ami, Bobby Silva, qui, quand il a vu les premières images de LUCHA LIBRE m’a dit qu’on devrait en faire des jouets. Sur le coup, je n’ai pas réfléchi et j’ai trouvé que c’était une bonne idée, alors j’ai accepté tout de suite.

Est-ce pour toi un produit dérivé ou un vrai univers presque indépendant des BD ?
Les premiers jouets sont sortis avant la BD. TEQUILA était déjà dans les magasins alors que Gobi n’en avait dessiné qu’une seule page. Je crois que ça répond à la question. Je n’aime pas trop cette idée de « produit dérivé ». On voulait que ces jouets soient de vrais jouets, qu’ils puissent plaire sans qu’on se disent que ce n’étaient que des dérivation d’autre chose.
L'avenir de la série LUCHA LIBRE c'est quoi ? Un dessin animé, un long métrage, un jeu vidéo, encore plus d'albums ?
Tout ça oui.
Es-tu un gros porteur de t-shirts ?
Je suis au régime et j’ai perdu beaucoup de poids. Sinon oui bien sûr, tee-shirts, shorts et sandales, c’est mon uniforme. J’aime bien les tee-shirts de ploucs avec des marques d’essences ou d’outils. Je viens d’en acheter un très beau dans un magasin de bricolage.
Tu as d'autres projets dont tu voudrais parler ou quelque chose qui te tient Ă coeur ?
Je voudrais faire des histoires d’horreur.
Merci beaucoup d'avoir pris un peu de temps pour nos lecteurs et longue vie au shop Comboutique LUCHA LIBRE !
Merci Ă toi.
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