Soirée présidentielle à Berlin hier : mon premier contact en neuf mois avec la "french connexion" sur place. Honte à moi, j'avais choisi la soirée "bobo". Blam, voilà que je me retrouve auprès d'une centaine de gens qui ont mon âge et sont habillés comme moi, sauf qu'ils sont en école de commerce. Eeeek.
Entendu hier soir, donc :
- "Ouais mais quand même, ça reste une femme."
- "Elle arrive à garder son calme, c'est bien pour une femme."
- "J'étais à la soirée à l'ambassade mais y'avait plus de champagne, là je vais à la soirée Sciences-Po, de toute façon c'est nul les soirées françaises, j'en ai marre des Français, attends je te laisse j'ai des amis français qui arrivent."
- "Je voulais voter Le Pen. Non je déconne. Enfin si. Donne une bière."
- "Tu ne peux pas prétendre connaître Berlin si tu ne couches pas avec moi."
- "Si tu mélanges ton vin et ta bière c'est ça la mixité."
- "Je suis très contrarié à cause de cette connasse et de ces enculés de la Gazette de Berlin, d'ailleurs je suis contrarié que tu me laisses vider mon sac, ça me contrarie encore plus."
- "Voici X qui est un photographe français talentueux et qui connaît Y qui est une nouvelliste formidable qui connaît Z qui est l'ambassadeur et dont la fille est fantastique d'ailleurs j'ai vomi sous leur tapis Louis XVIII. C'est quoi ton nom déjà ?"
C'était bien après une heure du matin, parce que beaucoup de gens étaient rentrés et que ça laissait de la place pour toutes nos chevilles.
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