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   Comboutique HotStuff Le Blog Tranches de Maïa (Archives)

Les Français sont des bourrins
 Postée par Maïa le vendredi 03 novembre 2006 à 16h09  Commentaires (9)

Petit historique de Comboutique : à la base, il y a trois fringants garçons. Deux Français et un Allemand. Avant de se lancer en version anglaise, Comboutique existait déjà en allemand. Et moi, aujourd'hui, je vis en Allemagne. Comboutique est donc la plaque tournante de la contruction européenne (on recevait justement Chirac hier, heureusement que j'ai eu le temps de fermer la trappe à Chinois).

Récemment, je suis retournée quelques jours à Paris : totale désadaptation :/ Peut-être que cette histoire de traverser comme des daltoniens n'est pas si grave, mais 1) je ne m'en étais jamais vraiment rendu compte, 2) c'est incroyable le bordel que de touts petits comportements arrivent à générer.

Quand on vit en Allemagne et qu'on revient en France, on trouve que Sarko et De Villiers sont des laxistes tendance LCR. On a des envies de matraque et de saucisse. On agresse les racailles dans le métro parce qu'elles écoutent de la musique trop fort (ne rigolez pas, je l'ai fait, après avoir vécu 20 ans en banlieue j'ai enfin agressé ma première racaille... bon, je pense que le type s'en est remis). Bref, on met très peu de temps à s'habituer au confort (par confort, j'entends pouvoir traverser une route sans avoir à vérifier si on sera encore entière à l'arrivée, ne pas avoir à regarder où on met les pieds car les rues sont propres, etc).

Est-ce que c'est forcément mieux ailleurs ? Je sais pas. Un peu de bordel, c'est bien, mais de là à l'imposer aux autres, faut voir... en tout cas, si vous ne savez pas où aller en vacances, testez Berlin. Vous pourriez bien tomber sous le charme :)

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Alcoolic Paradise
 Postée par Maïa le jeudi 09 novembre 2006 à 11h13  Commentaires (6)

On peut dire ce qu'on veut sur la réputation des Allemands, mais il est clair qu'il ne faut pas les défier côté descente de bière. C'est incroyable ce qu'ils peuvent s'enfiler comme houblon, d'ailleurs le concept de "demi" n'existe pas et les collégiens sortent de l'école direct avec leur Pils. Impressionnant !

Le pire c'est que ça ne s'arrête pas à la bière. Dans ma rue, il y a une boutique de cocktails à emporter (2 euros le mojito à boire sur le chemin du métro). Et hier, j'ai trouvé le Graal... un bocal à anchois ? non, un supermarché situé sous la gare Zoo, avec un rayon alcool de la taille de mon Marché-U parisien.

Il y a bien sûr cinquante types de whisky différents, cinquante vodkas, je-sais-pas-combien de bières et de vins, du débouche-toilettes à 77,7°... mais aussi des flacons plus surprenants. Il y a de la liqueur de muscat, du marc de calvados, de la liqueur de chocolat blanc ou de pâte d'amande, de bizarres préparations russes à base de patate, de l'alcool d'oeuf, des vodkas-souvenirs à 50° en forme de tour de Berlin, et dix mille autres trucs étranges.

Résultat ? Les Français sont considérés comme des petits buveurs du dimanche (oui, les Français, petits buveurs, dans la même phrase, moi aussi j'ai fait une attaque). C'est clair qu'on n'est pas à la hauteur, là ! Que fait la police ?

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Spears vs Einstein : fight !
 Postée par Maïa le vendredi 10 novembre 2006 à 15h18  Commentaires (8)

Britney Spears, mon idole, divorce. Je n'y croyais plus. Cette fille a beau être la tête de mule la plus vide du millénaire, deux années de mariage placées sous le signe du Chaos ("du sang et des larmes pour..." euh, merde, que les rôlistes fassent comme s'ils n'avaient rien lu) seront tout de même venues à bout de son acharnement.

Or je trouve que c'est une putain de bonne nouvelle. Et même, je vais expliquer pourquoi.

Souvenez-vous la phrase d'Einstein : "deux choses sont infinies, l'univers et la bêtise humaine". Jusqu'ici, Britney incarnait très bien cette infinitude de la bêtise humaine : mariée avec un Kevin quelques mois après un mariage-express avec son meilleur ami (joies de l'alcool), abandonnée régulièrement par le même Kevin qui s'est servi d'elle pour lancer sa carrière (sans succès), engrossée deux fois par ce cher Kevin qui préférait claquer la thune du ménage à Las Vegas (au point que Britnouille a dû lui couper les vivres)... ça faisait beaucoup. Mais malgré tout, la Sainte Vierge des charts persistait à clamer son amour pour son bourreau. Infinitude de la bêtise humaine, donc.

Et là, Britney divorce. Il aura certes fallu deux ans pour que l'info "hé, c'est un connard" remonte à son cerveau, mais c'est arrivé. On concluera donc Einstein 0 - Britney Spears 1 (or laissez-moi vous dire que niquer le chevelu sur le terrain de l'infinitude, c'est pas donné à tout le monde).

Demain, si vous êtes sages, je vous parlerai de ma deuxième idole, Paris Hilton, et de comment Gandhi lui doit tout.

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Hilton vs Gandhi : go !
 Postée par Maïa le samedi 11 novembre 2006 à 22h03  Commentaires (5)

"Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours". Gandhi.

Chose promise, chose due. Au commencement fut Gandhi, qui libéra l'Inde du colonialisme anglais juste en esquivant les balles. Sa doctrine ? La non-violence. Jésus tendait la joue gauche, Gandhi offrait des loukoums. L'estomac anglais, qui en avait pourtant vu d'autres depuis l'invention du boeuf bouilli en gelée, n'a pas survécu. Sauf que les habitants de la perfide Albion, qui sont par définition perfides, avaient un nouveau tour dans leur sac (ou plutôt dans leur carquois, mais si vous êtes sages, demain je vous expliquerai comment vaincre la Noble Armée Française au lance-pierres). Bref.

Les Anglais attendirent d'abord quarante ans (ces enculés de perfides), puis ils firent connaître Paris Hilton. La blondinette, connue pour sa remarquable pratique de la fellation, devint en 2006 la personne la plus exposée médiatiquement au monde (dans ta gueule, Madonna). Et ce, sans l'ombre d'un talent. Paris Hilton taille certes des pipes du meilleur bois, mais on ne lui a donné cette année ni le Goncourt (malgré une biographie... euh... quelqu'un l'a lue ?), ni l'Oscar de la meilleure actrice (malgré un film d'horreur mettant en scène du lubrifiant, à moins que ce ne soit de la cire), ni le Music Award de la meilleure chanteuse (malgré un album pourtant riche en soupe, et de ce fait plébiscité par les mères de famille). Bref.

Jusqu'ici, tout cela n'était qu'un emballement médiatique sans conséquence (après tout, les journalistes français nous ont bassinés avec l'anniversaire des émeutes de novembre alors que trois bus seulement ont crâmé, c'est dire si ça arrive de s'énerver pour rien).

Mais Paris Hilton, il y a deux jours, a demandé que son étoile de la célébrité soit inscrite dans le marbre d'Hollywood. Motif ? "Je ne connais pas la moitié des gens qui y sont. Et en plus, la plupart sont morts. Moi aussi je mérite mon étoile. Après tout, je suis l'une des personnalités les plus connues sur terre !"

Bien vu, Paris. Mais en atteignant un tel niveau de tête-à-claquisme, la Plus Grande Star Vivante n'a pas réveillé que les sarcasmes. Elle a aussi réveillé Gandhi. Avant-hier soir en effet, plusieurs pélerins peuvent en témoigner, la tombe du Mahatma s'est ouverte. On entendit d'abord des râclements émaner de six pieds sous terre. Puis des coups. Après trois heures, Gandhi (un poil momifié, mais pas plus que de son vivant), se leva tel Lazare au milieu de ses fans, signa quelques autographes, puis fonça au premier aéroport, direction les States. Trouze heures plus tard, sur les collines d'Hollywood, écartant Tom Cruise et la Scientologie d'une main, et Madonna et la Kabbale de l'autre, Gandhi se trouva enfin face à face avec Paris Hilton. Et il lui mit un retourné-sauté en travers de la face, parce que ça le démangeait trop.

Le fait est qu'il est difficile d'en vouloir à Gandhi : Jésus aurait fait pareil, mais peut-être avec une arme ou un pied de chaise. En tout cas, le score reste accablant. Non-violence 0 - Paris Hilton 1.

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Guten Appetit !
 Postée par Maïa le mercredi 15 novembre 2006 à 19h17  Commentaires (8)

Puisque mes petits camarades sont à fond sur l'écologie, j'en profite pour faire un point sur ma nouvelle patrie (la Teutonie) et ses étonnants paradoxes. D'un côté je suis obligée d'avoir cinq poubelles dans ma cuisine pour respecter le tri sélectif, de l'autre on me vend en supermarché des produits allemands qui sont des armes de destruction massive. Du moins pour l'estomac d'un français.

Voici le genre de trucs qu'on trouve ici : des sacs de pommes de terre à la crème et aux pâtes, des tubes de caviar à tartiner, plein de types de harengs en bocaux, du goulash en poudre, des saucisses à tartiner, des fromages qui ont tous le même goût, de la moutarde sucrée, des boulettes de viande en conserve, du pain à l'ail "français" déjà beurré, du salami surgelé, et j'en passe. Evidemment, le rayon bio fait la moitié du magasin et les petits gâteaux de Noël sont en vente depuis juillet, donc ça compense. Mais quand même.

(J'adore ce pays. Je ne comprends pas l'hostilité des Français envers les Allemands, qui sont géniaux, merveilleux, gentils, et qui, si si, ont une belle langue. Et je ne parle pas du truc qui traîne entre leurs dents, ça j'ai pas été vérifier.)

(Si vous voulez sauvez mon estomac, envoyez du fromage et de la charcuterie au 52 GrünbergerStrasse, 10 245 Berlin. Le cantal entre-deux, le pâté de campagne et les petits chèvres frais, ça me manque quand même un peu !)

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Etat de grâce pour la Royal
 Postée par Maïa le vendredi 17 novembre 2006 à 10h44  Commentaires (11)

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Tout est dans le contraste
 Postée par Maïa le samedi 18 novembre 2006 à 16h26  Commentaires (3)

Les Allemands aiment le chocolat et les saucisses. C'est un peu leur croix à eux (pardon, c'est un peu leur baguette, qu'ils vendent d'ailleurs à presque 3 euros, ces salauds). Mais sur la photo, l'astuce, c'est qu'à droite ce n'est pas une saucisse ordinaire. C'est une soupe de lentilles. Hé, me regardez pas comme ça, je vous jure que c'est vrai. La mode en Allemagne, c'est d'emballer tout et n'importe quoi comme si c'était une saucisse. Les épinards ? Une saucisse. La choucroute ? Une autre saucisse.

J'espère que ce nouveau concept de packaging 1) va arriver en France, 2) s'étendra à des trucs encore plus marrants. J'ai hâte de me mettre du rouge à lèvres en forme de saucisse (mmmh erotisch, du kleine salopp), de nettoyer l'appart' avec du Monsieur-Propre à la saucisse (ici on dit Meister Proper), d'offrir des bouquets de saucisse. L'avenir s'annonce radieux.

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Votre lettre préférée ?
 Postée par Maïa le lundi 27 novembre 2006 à 00h40  Commentaires (11)

Il paraît qu'un blog, quand ça ne vend pas de t-shirts (les hotstuffs de la semaine sont arrivées, hop hop, personne n'a rien vu), ça sert à donner son point de vue sur un tas de trucs cruciaux genre, les élections, la vie, la mort et tout le reste.

Or moi j'ai un truc crucial à dire.

Je déteste le "n". Pas à cause de la blague facile sur "haine", pas parce que ça évoque la négation, mais parce que cette lettre est d'une inélégance absolue. Et je ne plaisante pas. Très objectivement, personne n'aime les accents nasillards ou être enrhumé, n'est-ce pas? Alors interdisons le "n". Rien que d'entendre un "n" ça m'évoque de la constipation. Même à prononcer c'est irritant. Je suis sûre que le "n" rend débile à long terme, et qu'il tue des chatons.

Certains ennemis de l'humanité vont jusqu'à appeler leurs enfants avec des noms en "n", genre Ninon, Nolwenn, Nordine, ou le terrifiant Nadine (on dirait "narine" et c'est très dur à oublier, lors de toute conversation avec une Nadine je fixe le nez, je suis hypnotisée, d'ailleurs je fuis les Nadine).

Hmm, en relisant ce texte, je m'aperçois que tout le monde va me prendre pour une tarée. Mais tant pis, j'assume jusqu'au bout. Pour répondre à ma question initiale, ma lettre préférée, c'est le "s". C'est joli un "s", c'est doux, ça sent la cigale et le silence. Alors, suis-je seule au monde à m'exciter sur de simples lettres ? Ou se retrouvera-t-on à plusieurs dans l'asile où on va m'enfermer ?

Et blam, mine de rien, la balle est dans votre camp.

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Le saviez-vous ?
 Postée par Maïa le mardi 28 novembre 2006 à 20h05  Commentaires (15)

En France, la première majorité sexuelle fut établie à... 11 ans. Bon, ok, c'était au 19e siècle. Mais quand même. Je suis outrée.

(Et accessoirement, ça en dit long sur les pratiques de l'époque ! Les jeunes, naïfs et innoncents ? Faut voir.)

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Ca me laisse sans voix...
 Postée par Maïa le mercredi 29 novembre 2006 à 21h16  Commentaires (14)

Sur mon ancien blog d'il y a longtemps, j'avais écrit que j'avais l'amplitude vocale d'une sirène de pompiers.

Je viens de me réentraîner pendant deux heures sur Sing Star (un jeu qui permet d'être noté sur la justesse de sa voix), et le bilan est à la hauteur de mes espérances : non, vraiment, même en essayant fort, même toute seule sans peur du ridicule, je ne sais pas chanter. Je m'étrangle dans les aigus, je tousse sur le grave, j'ai aucun souffle, j'endors ceux qui écoutent tellement je suis monotone... pfff.

Si vous faites partie de ces gens qui ont "naturellement" une voix qui passe, je vous maudis. J'espère que vous mesurez la chance que vous avez de pouvoir chanter "joyeux anniversaire" à quelqu'un sans qu'il parte en courant !

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Homme vs. Machine : on a perdu : /
 Postée par Maïa le vendredi 08 décembre 2006 à 14h57  Commentaires (7)

A force de se concentrer sur la sortie de la Nintendo Wii (les aventures de Bap* et moi-même sont ici), on en oublie que les machines pourraient bien finir par nous bouffer tout crus.

C'est ce qui est arrivé mardi à Vladimir Kramnik, le champion du monde actuel d'échecs, qui jusqu'ici avait servi la cause de l'humanité en battant systématiquement les ordinateurs énormes qu'on lui mettait en face.

Enjeu de ces parties-monstres : prouver que par sa capacité à ne réfléchir que sur ce qui est intéressant, un cerveau humain peut faire mieux qu'une machine aux potentialités de calcul pourtant nettement supérieures.

Mardi, Kramnik a perdu contre Deep Fritz, un ordinateur allemand qui analyse "huit à dix millions de positions par seconde". Notre représentant humain a carrément gagné zéro partie. Tsss... Avec cette défaite, c'est un peu de notre amour-propre qui part en bits...

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La première Miss France dotée de neurones ?
 Postée par Maïa le dimanche 10 décembre 2006 à 11h58  Commentaires (10)

La cuvée 2007 vient de passer, bravo Miss Picardie ! J'ai toujours eu du mal à percevoir l'enjeu d'un concours où toutes les concurrentes ont à peu près la même tête et le même corps. Cette fois c'était encore plus difficile : sur les cinq finalistes, cinq brunes. Comment choisir la bonne face à une telle attaque des clones ? Et bien exceptionnellement, en misant sur le cerveau de la belle.

Miss Picardie prépare en hypokhâgne les concours de Normale Sup', Sciences-Po et Saint-Cyr. Serait-ce la fin de la suprématie du BTS Tourisme ? La fin des Miss qui n'ont lu qu'un livre, en 1998, et c'était l'annuaire pour trouver le numéro de mamie ? La fin des crevettes, où tout est bon sauf la tête ?

Vous imaginez la révolution si pour la première fois on avait une Miss capable de prendre la parole pour... dire de vrais trucs ? Je frémis d'avance...

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10% de cerveau
 Postée par Maïa le dimanche 17 décembre 2006 à 13h00  Commentaires (7)

On a tous entendu cette histoire de cerveau partiellement utilisé : généralement pour légitimer des super-pouvoirs médicaux, genre hop, je t'impose ma main, je te magnétise, et ensuite tu déplaces des objets par la pensée à travers les murs tout en parlant au fantôme de Napoléon.

Je comprends tout à fait qu'on ait envie de s'imaginer une vie plus facile, plus héroïque, qui serait tapie dans une zone reculée de nous-mêmes. Ce serait trop bien d'avoir une part de toute-puissance qui échapperait au commun des mortels mais qu'on pourrait utiliser après un peu d'entraînement. Utiliser et vendre, bien sûr, puisque cet "apprentissage mystique" est à la base de tout un tas de sectes et de charlatanismes.

Manque de bol, on utilise 100% de notre cerveau. Même devant TF1. Parce qu'à 10%, on agirait comme des moutons. Oui, des moutons. Admettez que ça casse le mythe.

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Galère Noël
 Postée par Maïa le mercredi 20 décembre 2006 à 21h05  Commentaires (10)

Shopping : le rush est (presque) terminé. Pour une fois je ne suis ni en retard, ni sans idées, ni sans thunes. J'ai géré tout ça avec des listes (et Comboutique ! quatre Hotstuffs déjà emballées), bien en avance, j'ai même pu m'occuper des cadeaux de la Belle-Famille.

Et pourtant je panique.

Mon sentiment au moment de passer en caisse oscille entre mauvaise conscience (c'est jamais assez cher), peur de décevoir ou de ne pas être assez égalitaire, frustration, agoraphobie, impression d'être totalement manipulée par le système, chaos pour retrouver à qui j'ai offert quoi... A l'arrivée, je me demande où est le plaisir. Il y en aura le 24, mais s'infliger 15 jours de galère pour une soirée de bonheur, c'est quand même un peu hard.

(Et encore, au moins j'ai la chance de fêter ça en famille, a priori personne ne s'engueulera, bref, des conditions idéales.)

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La malédiction de la crevette
 Postée par Maïa le mardi 26 décembre 2006 à 23h35  Commentaires (2)

- Maïa, tu voudrais quoi comme bague de fiançailles ?
- Je sais pas, un truc discret, en argent, sans trucs qui brillent.
- Ouais, classique donc.
- Classique mais avec un symbole de fiançailles. Genre, deux crevettes.
- Deux crevettes ?
- Ou deux huîtres, à la rigueur. Une bague en argent, sobre, avec deux huîtres entrelacées avec amour et passion.
- ...

Hmm. Je pense qu'il ne me demandera jamais en fiançailles.

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Oracles
 Postée par Maïa le jeudi 04 janvier 2007 à 15h44  Commentaires (2)

De l'autre côté du Rhin, dix minutes avant les 12 coups qui marquent le passage à la nouvelle année, on tire ses oracles. Plus précisément, on fait fondre du plomb dans une petite cuiller, on jette le fluide dans un bol d'eau froide, et la forme obtenue est censée répondre à toutes les questions.

Voici mes résultats personnels :

La première forme est censée représenter mon année 2007. Une aile de pigeon est facilement reconnaissable, j'en déduis donc que je vais prendre mon envol, ou manger beaucoup de poulet, ou encore que je vais mourir et rejoindre les anges dans le vaste ciel. Ce qu'il y a de pratique avec les oracles, c'est qu'on peut leur faire dire ce qu'on veut.

La deuxième forme, nettement plus tentaculaire, représente ce que mon groupe d'amis va devenir - maintenant qu'on est plein à être expatriés. Le poulpe obtenu (car il est clair pour moi que c'est un poulpe) est rassurant : même éparpillés, on reste unis comme les doigts de la main d'un calamar. C'est d'ailleurs exactement ce que j'ai ressenti en voyant la garde rapprochée débarquer chez moi. Loin des yeux, près du coeur.

Evidemment, je ne suis pas la seule à avoir reluqué l'avenir, mais je dois dire avec une joie perfide que mes camarades de jeu n'ont pas eu autant de chance que moi. La bouillie de plomb fondu ressemble parfois juste à de la bouillie...

- C'est un dragon !
- Pas du tout, c'est un corail, une griffe... non, un éléphant !
- Ton année 2007 elle ressemblera à que dalle !

Notre initiation à la divination a tellement bien occupé notre 31 décembre que je regrette de n'avoir pas connu cette tradition en France. C'est vraiment marrant à faire et ça occupe avant d'aller tirer des feux d'artifice ! Hé oui, ici n'importe qui peut tirer n'importe quoi de n'importe où... et hop, un pétard dans l'oeil, et attention quand on se met sur la terrasse, une fusée qui part... qui a dit que les Allemands étaient disciplinés ??

Allez, à mon tour de faire l'oracle : je vous prédis à tous une bonne année 2007. C'est sûr, mathématique, coulé dans le plomb, quasi vu à la télé.

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Ils savent qui je suis
 Postée par Maïa le samedi 06 janvier 2007 à 12h31  Commentaires (7)

Une fois de plus en lisant la presse, et une fois de plus en approchant le thème du jeu vidéo, j'entends parler de modèle féminin, de sensibilité, d'affect, d'attention à la personne, bref, de ce qu'est censée être La Femme (à vue de nez, on peut la trouver trois centimètres à gauche de son biberon et pas trop loin de son boulot d'aide à domicile).

Une fois de plus, c'est un homme qui écrit, qui définit qui je suis censée être selon mes hormones, qui se permet de délimiter La Femme Eternelle comme il me parlerait d'un Ovni - puisque cette Femme dont Le Spécialiste parle avec tant d'assurance ne correspond ni de près ni de loin à moi, ou à mes copines, ma mère, les copines de ma mère, mes collègues... Où Le Spécialiste a-t-il été chopper sa Femme ? Dans des bouquins des années 50 ou dans ses fantasmes de puissance ?

Je propose donc un truc pour 2007 : que seules les femmes puissent parler de ce que sont L'Homme et l'identité masculine. Vous allez voir comme ce sera agréable.

- "Les hommes, qui comme chacun sait sont guidés par leur testostérone, développent ainsi l'agressivité qui leur est propre."
- "Incapable d'une responsabilité paternelle tant l'affect est lié à son désir sexuel, l'homme dédaigne spontanément ses enfants."
- "La guerre est le point vers lequel toute la psyché de l'homme tend."

Non, je plaisante... si seules les femmes étaient autorisées à parler des hommes, je suis sûre qu'elles sauraient le faire avec finesse, sans les enfermer dans des cases, c'est-à-dire tout simplement avec respect.

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Mon cinéma idéal
 Postée par Maïa le dimanche 07 janvier 2007 à 13h20  Commentaires (0)

- Pas de marques apparentes pendant le film. Mon cerveau était déjà disponible pendant les 15 minutes de pub, donc stop, on s'arrête là (question du dimanche : comment peut-on être publicitaire ? Il paraît qu'on ne doit pas appeler au meurtre, donc hop, je dis rien).

- Pas de spectateurs qui bouffent ou qui boivent : côté bruit et odeur c'est vraiment insupportable. S'ils pouvaient éviter de raconter leur vie ou de donner des coups de pied dans les sièges, là, ce serait vraiment top. Evidemment, interdiction de cinéma pour les grands et les chevelus.

- Un son décent. C'est-à-dire pas systématiquement trop fort (mention déplorable aux UGC, champions de la destruction de tympan). Si la masturbation ne vous a pas encore rendu sourd et que vous n'avez pas envie de finir votre vie sans connaître la voix de vos petits-enfants, les boules quiès ne coûtent presque rien et sont vendues dans toutes les pharmacies.

Voilà... ça ne semble pas très compliqué, je voudrais juste voir mes films favoris dans un monastère, je ne vois pas où est le problème :)

Vus récemment, je vous recommande Casino Royale (car on y voit Jaaaames tout nu) et The Departed (qui est un remake plan pour plan de Infernal Affairs, mieux vaut le savoir). Happy cinoche !

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La théorie de la relativité appliquée à mes seins
 Postée par Maïa le jeudi 11 janvier 2007 à 13h29  Commentaires (4)

Size matters. Même si Combout' échange gratuitement vos t-shirts, rien n'est plus sournois qu'une taille : les américaines sont plus grandes, mais ça peut aussi changer à l'intérieur d'un même pays.

En dix ans par exemple, mes pieds ont perdu une pointure et mes jeans deux tailles, tout ça grâce à l'amour des designers qui veulent faire croire aux filles qu'elles sont minces. Mais la bienveillance devrait avoir des limites ! En traversant le Rhin, mon 90C est devenu un 75B... euh, là je dis stop, gardez-le votre amour :/

On en tirera la conclusion suivante : l'univers est en expansion sauf en ce qui concerne les jeans et les soutien-gorges. Une petite théorie, mister Einstein ?

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Guerre et paix (rayez la mention inutile)
 Postée par Maïa le lundi 15 janvier 2007 à 00h00  Commentaires (6)

Le lundi, c'est stimuli. Intellectuel, parce que si on commence à avoir peur des idées on est mal barrés.

Voici deux textes intéressants pour des raisons différentes. Je les ai découverts la semaine dernière et tous vos avis sont bons à prendre :)

Tout d'abord et en exclusivité sur ce blog avant le grand déchaînement médiatique, voici la dernière interview en date de Dantec - publiée il y a quelques jours à peine. Notre auteur-culte y demande le retour de l'Inquisition, y maudit l'Islam et l'Europe, bref, du grand Dantec. Qu'on adhère ou non, ce type a des trucs à dire. Extrait :

La « liberté d'expression » m'intéresse assez peu s'il s'agit de la liberté des vaches de regarder passer les trains en ruminant, juste avant l'abattage. On alphabétise beaucoup dans les dictatures communistes, c'est à se demander pourquoi. La liberté n'est pas un "droit". Elle ne s'octroie pas. La Liberté est un état qui se conquiert.

Deuxième document, trouvé ici, et qui rend perplexe : Sous le Feu, un essai en ligne sur les conséquences de la peur lors d'un combat armé. Le pdf se lit super vite et vraiment, on en apprend beaucoup - pas tant sur l'armée que sur la psychologie humaine. Quelques chiffres :

- 2% des soldats résistent indéfiniment à la pression psychologique des combats,
- parmi ces "super-tueurs", on note par exemple que les 44 meilleurs tireurs soviétiques ont tué officiellement plus de 12 000 hommes,
- d'une manière générale, moins de 10% des troupes infligent plus de la moitié des dommages à l'ennemi,
- les troupes américaines actuellement en action en Irak tireraient une moyenne de 300 000 cartouches par rebelle tué (les statistiques habituelles situent de toute façon le nombre de munitions nécessaires à tuer une personne entre 10 000 et 50 000).

A part ça, je vous souhaite un bon début de semaine :)

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L'attaque des blogueurs - dispo en librairie
 Postée par Maïa le jeudi 25 janvier 2007 à 21h20  Commentaires (1)

Hasard de calendrier oblige, voilà que deux blogueurs sortent ce mois-ci leur premier bouquin... deux catégories totalement différentes, mais ça reste marrant de voir ces vieilles figures du net passer au papier :)

Côté pile, "Futur Papa" de Fabrice Florent (fondateur de Mademoizelle et d'un tas d'autres sites). C'est chez Timée et ça raconte neuf mois de grossesse, vus par le mâle... très drôle et mignon (même pour une anti-gamins comme moi, c'est dire), à offrir obligatoirement à vos amis désireux de se reproduire (mais désolée, ça ne les découragera pas). Tous les droits d'auteurs seront reversés au Divin Enfant, qui a décidément bien de la chance.

Côté face, "J'ai Peur" de Chistophe Siébert, alias Konnstrukt. Bon, alors déjà c'est chez la Musardine que ça sort, et la Musardine est une très bonne maison d'édition (mineurs ! on reste avec moi et on ne clique pas !). Deuxio, Christophe Siébert a déjà une renommée trash-sexe bien ancrée grâce à tout un tas de projets, pas uniquement littéraires d'ailleurs, que je vous invite à aller zieuter sur la toile. A ma connaissance, J'ai Peur reste sa première "vraie" publication - celle qui pourrait bien devenir totalement culte.

Voilà, je n'ai lu aucun de ces bouquins pour l'instant mais 1) ça ne tardera pas, 2) je connais assez le style des deux auteurs pour penser que chacun à leur manière, ils valent le coup.

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Amis vikings, bonjour - épisode 1
 Postée par Maïa le samedi 27 janvier 2007 à 09h55  Commentaires (2)

Photo prise à Göteborg (deuxième ville de Suède) la semaine dernière. Pour info, je pense qu'il faisait facile -5 : un temps idéal pour faire son jogging en slip, non ?

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Amis vikings, bonjour - épisode 2
 Postée par Maïa le samedi 27 janvier 2007 à 10h20  Commentaires (2)

Mais pourquoi les Scandinaves ont-ils le regard si froid ? Libé donnait hier la réponse : les hommes aux yeux bleus préfèrent inconsciemment les femmes aux yeux bleus afin de pouvoir être sûrs de leur paternité (gène récessif, tout ça tout ça). L'article donne le chiffre de 55% d'yeux bleus au Norvège, un tiers en France... ça fait un paquet. Si votre "homme-cible" a les yeux bleus et pas vous, pensez aux lentilles de couleur !

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Amis vikings, bonjour - épisode 3
 Postée par Maïa le samedi 27 janvier 2007 à 10h28  Commentaires (8)

La Scandinave en boîte de nuit... aaaah, le fantasme. C'est vrai qu'elle est blonde, qu'elle est grande, qu'en plus elle met des bottes à talons... c'est vrai aussi qu'elle boit comme un trou et que les toilettes des filles sont recouvertes d'un tapis de vomi dès 1h du mat'. Mais je ne suis pas ici pour parler de ma récente fondation de l'"Association des petites brunes contre ces grandes blondes super minces et mignonnes" (d'ailleurs ma morphologie "différente" m'a permis de me faire mettre la tête en bas par un mec sur place, ce qui doit sans doute être une parade amoureuse locale - ou une technique pour voir la culotte des filles, hoplà, ni vu ni connu je te renverse, allez savoir avec les vikings).

Je voulais donc en venir aux sacs à main. Toutes les filles dansent avec leur sac à main car "on aime avoir nos affaires avec nous", dixit une locale. Sur la piste de danse, la Scandinave a donc absolument besoin de : son téléphone, ses clopes, son maquillage, ses fringues de rechange, son recourbe-cils, son sèche-cheveux et plusieurs magazines. Ne rigolez pas, j'ai vu tout ça, et croyez-moi ça demande un grooos sac. Il va de soi que les affaires nécessaires pour danser rendent, paradoxalement, la danse impossible. Essayez donc de faire un slow avec une valise, vous allez voir comme c'est simple...

Suite de ma série sur les vikings demain, et merci à mon gentil guide !

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Amis vikings, bonjour - épisode 4
 Postée par Maïa le lundi 29 janvier 2007 à 09h28  Commentaires (6)

Je croyais que le Japon était le pays le plus cher du monde : erreur, la Norvège et la Suède sont devant ! 3 euros par personne pour entrer dans un restaurant (avant même de pouvoir s'asseoir), et des prix multipliés par deux par rapport à Paris. Pas de service, il faut aller commander soi-même sa bière au comptoir :/ Mais effectivement, c'est joli et super clean, on ressent cette richesse jusque dans les fringues des gens, toujours sur leur 31.

Mentalité opposée à Berlin, que son maire a défini publiquement comme "pauvre mais sexy". Le slogan a tellement plu aux Allemands qu'on trouve maintenant des paillassons, des cartes postales ou des sacs "pauvre mais sexy". C'est lundi : ce soir, pour 3 euros, il y a buffet à volonté et fête toute la nuit dans un des lieux les plus branchouilles de la capitale allemande.

Moralité : la thune rend certaines choses possibles, et d'autres impossibles. Je vous souhaite d'avoir le choix :)

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Are U Hot ?
 Postée par Maïa le mercredi 31 janvier 2007 à 14h05  Commentaires (4)

Qui râle sur la qualité de la télé française ne connaît pas la télé allemande. De ce côté-ci du Rhin, on n'hésite pas à adapter les succès du net lors d'émissions encore pires que l'original. Je vous présente donc "Are u hot ?" sur Viva. Applaudissements !

Le principe est simple : des jeunes candidats à l'humiliation, un jury cruel et une piste pour défiler. Les filles arrivent en roulant des seins et les garçons en se recoiffant négligemment. En trois secondes c'est plié, ils sont "HOT" or "NOT". A la fin de cette première humiliation, il reste quatre filles et quatre gars. Page de pub.

Les heureux élus reviennent pour défiler en maillot et prononcer une phrase prouvant leur sex-appeal. Exemples de phrases :

- Bonjour, hi hi, je suis tellement chaude qu'on m'attribue l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
- Salut les belladonnas, je suis tellement chaud qu'on peut cuire des Calzone sur mes abdos ci-présents.
- Hey, vous saviez que le réchauffement climatique grimpe de 25 points quand je porte un jean taille basse ?

Ensuite, chaque membre du jury note le visage, le corps et le sex-appeal du candidat. Voilà ce que ça donne :

- Julia, tu es vraiment mignonne mais tes fesses sont grosses et tu as moins de charisme qu'Angela Merkel. Je te mets 5,5.
- Dieter, j'aime les pectoraux mais les tiens ressemblent à des seins. Tu sors.
- Gertrüd, tu devrais retourner en Moldavie. Ton incisive gauche a un millimètre de décalage sur la gauche, ce grain de beauté entre tes orteils fais de toi la répugnance incarnée, sans même parler du bleu pas assez profond de tes yeux. Une corde t'attend dans ta loge."

A la fin, le gagnant obtient un bon de 5000 euros à dépenser chez un spécialiste en estime de soi.

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La fête est-elle plus folle ?
 Postée par Maïa le jeudi 01 février 2007 à 13h33  Commentaires (6)

C'était une de mes résolutions de la nouvelle année : passer le mois de janvier sans boire d'alcool, pour éponger, et puis aussi pour voir. Deux de mes meilleurs potes sont non-buveurs (et non-chiants), moi je bois très (trop) régulièrement depuis six ans, je commençais à me dire qu'un juste milieu devait être possible. Voici donc les conclusions de ce mois sans alcool...

Points positifs :
- pas de coup de barre le soir, donc possibilité de tenir la fête jusqu'au petit matin
- c'est bon pour la santé
- euh, c'est tout ?

Points négatifs :
- grands moments de solitude en boîte de nuit, du mal à se lâcher
- un petit décalage par rapport aux buveurs donc des soirées parfois super ennuyeuses
- pas de vin rouge avec du fromage, c'est quand même un gros plaisir qui disparaît
- euh, c'est tout :)

Côté insomnies, troubles de l'attention, oubli de mes phrases et perte de mes sacs dans les magasins, par contre, rien de changé. Dommage, car c'est là que j'espérais une amélioration.

Bilan : je ne compte pas me jeter sur l'alcool sous prétexte qu'on est en février, ni me priver non plus :) Par contre, je vais essayer d'adapter ma consommation aux bons moments : boire si je sors danser, mais pas si je dois tenir une nuit blanche. En tout cas l'expérience vaut clairement le coup d'être tentée !

PS : si vous avez aussi essayé, votre avis m'intéresse !

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La mort en direct
 Postée par Maïa le dimanche 18 février 2007 à 13h01  Commentaires (10)

(Avertissement : je vais encore vous gonfler avec l'Idole.)

Deux semaines dans la vie de Britney Spears. Soirées sans culotte, alcool, passage-express en cure de désintox, danses lascives avec des filles, alcool, gueules de bois à répétition, conversion au judaïsme, procédure fastidieuse de divorce... et voilà, la boule à zéro.

Il y a deux jours, une copine me demandait pourquoi j'ai choisi la pire des idoles comme objet d'étude (cinq ans de Britneyspearsation aiguë, hé oui, déjà). La réponse est simple : j'aime le second degré et les histoires douces-amères, et Britney, c'est l'incarnation de l'écroulement du rêve américain. Une fille qui part de très haut, qui a tout pour réussir, et qui est donc assez logiquement condamnée à se planter. Plus dure sera la chute. Britnouille, c'est une héroïne tragique, entre Icare et Andromaque, et vous verrez que dans deux siècles un Shakespeare génétiquement modifié rendra hommage à sa trajectoire de météore. Deuxième chose : Britney est déjà old-school. La mode est aux filles qui n'ont rien pour réussir, aucun talent, juste des cheveux - Loana ou Paris Hilton. On est en plein changement de génération chez les stars. C'est joli à regarder, de loin. Et je crois sincèrement que ce qui s'y joue n'est pas anecdotique.

Il y a deux jours donc, j'expliquais que je ne parierais pas lourd sur les chances de survie de Britney Spears. Elle suicide son couple, ses amis, sa famille, sa carrière - ça ressemble à une répétition, non ? Et voilà qu'hier, elle suicide ses cheveux. Au niveau symbolique et plus encore au niveau médiatique, c'est super grave. Britnouille appelle au secours, on se marre et ça finit dans les magazines (si c'était une de vos amies, vous trouveriez ça drôle?). Alors quoi, nouveau coup de pub ? Je ne crois pas, honnêtement. On n'est plus dans le divertissement, on est dans le suicide, et personne ne prend la victime au sérieux. Voilà qui fait une très, très belle histoire hollywoodienne.

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Les monologues du kiki
 Postée par Maïa le lundi 19 février 2007 à 12h55  Commentaires (4)

En Floride, les "Monologues du Vagin" s'appellent désormais les "Monologues du Kiki" - du moins au théâtre d'Atlantic Beach. Motif ? Une femme s'est déclarée "offensée" parce que sa nièce lui a demandé ce qu'était un vagin. Précisons que cette dame pleine de grâce s'en est pris à des représentations de charité.

J'imagine ce qui va arriver si cette femme emmène sa nièce dans un lieu de perdition comme, mettons, une bibliothèque : "Kamasutra : kiki et zizi s'amusent", "le deuxième kiki" de Simone de Beauvoir, "les 120 journées de zizi et popo" par Sade... Sympa :)

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Voir l'invisible
 Postée par Maïa le mardi 20 février 2007 à 11h14  Commentaires (10)

L'autre jour, en cours d'informatique, le prof : "Allez les filles, on n'a pas peur de la machine, on touche les fils." T'as vraiment envie de lui répondre que, c'est bon, pour l'aspirateur, le fer à repasser et le robot-mixeur, t'as été capable de te débrouiller toute seule...

Un an de sexisme ordinaire. L'auteure de ce blog ne vit pas dans un milieu sexiste, moi non plus - et pourtant, comme elle, je pourrais remplir une année entière d'anecdotes.

Vous avez peut-être entendu parler de ce reportage récemment diffusé par Canal+ sur deux familles françaises dont on a échangé les couleurs de peau (ici partiellement en ligne). Ce docu-réalité donne à voir ce racisme constant qu'une Blanche (moi, en tout cas) ne peut même pas imaginer.

Ce qui serait fun, ce serait d'en faire autant pour le sexisme : que la télé prenne des mecs, qu'elle les travestisse de manière crédible, et qu'elle les fasse marcher dans la rue. Juste ça. Juste pour qu'on ne soit pas traitées de mythos quand on raconte le poids des regards, des pubs, des "bonjour" et autres "pssst".

Les mecs, si vous voulez vraiment voir l'invisible, reposez ce bouquin de Ron Hubbard. Et sortez les talons hauts. (Et appelez-moi que je prenne des photos !!)

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Pimp my dog !
 Postée par Maïa le mardi 27 février 2007 à 11h45  Commentaires (5)


Le Courrier International du jour :

L'an dernier, les Américains ont dépensé au moins 750 millions de dollars aux vêtements pour chiens. Dans les boutiques chics pour animaux du centre-ville et sur Internet, on peut tout acheter, des blousons à doublure de cuir aux tutus, et même un déguisement de Père Noël pour furet. Vetere a un labrador qui a porté des bois de renne et un bonnet rouge et blanc pendant les fêtes de fin d'année. "C'est ma femme, soupire-t-il. Alors que les chiens et moi, on est juste content de jouer avec une vieille balle de tennis."

La preuve avec ces magnifiques robes de mariage, ou pire, avec le déguisement de coccinelle. Pour vous faire une idée de ce que donne un chien siglé FBI ou Superman, ce sera par ici. Le doggy style n'est définitivement plus une position sexuelle : c'est un art de vivre. Euh, flûte ?

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Peut-on vraiment changer d'avis ?
 Postée par Maïa le lundi 05 mars 2007 à 23h55  Commentaires (4)

Approche de la présidentielle ou pas, Internet fourmille de débats. Pour ou contre ceci, faut-il cela, oui mais pourquoi, comment, pas d'accord, enculé, lol, va mourir, je bannis ton IP, sale nazi, point Godwin. Sachant qu'à l'arrivée, on retombe toujours : soit sur un compromis "non mais en fait on est d'accord mais on s'est mal compris" (le plus fréquent), soit sur une opposition idéologique impossible à trancher à cause de l'état de la recherche scientifique - genre, "tu penses que l'homme est un animal et pas moi".

Je n'ai jamais changé d'avis sur Internet, fût-ce sur la pratique du point de croix, alors que ça m'arrive dans la vraie vie - pourvu que mon interlocuteur vienne à bout de ma légendaire mauvaise foi.

J'ai participé à pas mal de débats, j'en ai arbitré encore plus, et je n'ai jamais vu quelqu'un changer d'avis sur Internet. Assez rapidement, à l'épreuve des faits, l'idée même de débattre en ligne devient super naïve. A la rigueur, on parle à soi-même, pour affirmer ses certitudes, ce qui n'est pas si mal.

Un copain à moi, qui bosse dans une revue scientifique, prétend que changer d'avis est difficile pour le cerveau : ça force les connexions devenues automatiques (ce qu'on croit savoir) à se redévelopper dans un autre sens, et mine de rien, ça demande plein d'efforts à nos synapses. Il paraît même que plus on est vieux, plus c'est physiologiquement difficile (ce qui expliquerait à quel point ma grand-mère est une tête de mule).

Deux questions, donc : peut-on vraiment changer d'avis, et deuxio, pourquoi les débats ont-ils autant de succès ?

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Backlash
 Postée par Maïa le jeudi 08 mars 2007 à 11h37  Commentaires (2)

Programme personnel pour ma présidentielle du 8 mars :

1) Instaurer un 8 mars tous les deux jours, parce que 51% de femmes devraient avoir 51% des jours. Non mais. (Et puis ce serait la classe : 1er janvier, 8 mars, 3 janvier, 8 mars, 5 janvier...)

2) Attacher des boulets aux pieds de toutes les femmes éduquées qui disent "je ne suis pas féministe" (suivi généralement de "mais je défends les droits des femmes"). Ces nanas sont des boulets dans mes pieds : j'exige donc qu'elles partagent ce qu'elles m'infligent. Et puis de toute façon, on n'a pas besoin de ses pieds quand on est occupée à se refaire les ongles.

3) Faire en sorte que la situation évolue de 8 mars en 8 mars, sinon je tue des chatons à la kalash'.

4) Pendre par les yeux les vrais Borat.

5) Renoncer à nos certitudes (hiii on dirait une pub pour Aubade mes slogans). Que les mots Mars et Vénus se mettent à désigner des planètes ou des dieux antiques, pas des fatalités pseudo-scientifiques.

6) Remplacer l'expression "plafond de verre" par "plafond en béton armé renforcé par d'impénétrables structures en acier". Du coup, me donner des calmants chaque 8 mars (même si ça tombe tous les deux jours).

7) Faire en sorte que tous les hommes soient comme ceux que je fréquente : des sortes de crèmes à la vanille coulées dans de la testostérone. En plus ça a meilleur goût.

8) Bouter le père, le président et dieu hors de nos territoires mentaux. Si Jeanne d'Arc a réussi avec les Anglais, ça doit pouvoir se faire contre des mecs désarmés.

9) Je voudrais être représentée : parmi les 4000 personnages des films à grand succès sortis entre 1990 et 2004, 75 % étaient masculins ; 83 % des figurants dans les foules étaient des hommes. Welcome à Bagdad-sur-Hollywood ?

10) Juste vivre à la cool sans avoir à devenir un homme (et bien sûr, vous avez cliqué sur ce lien). Brrr.

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